Un bus régulier s’arrête à droite, des personnes descendent et la piste cyclable passe directement devant l’arrêt : dans cette situation, il ne suffit pas de regarder uniquement sa propre voie. Pour les cyclistes, les règles particulières applicables aux transports publics s’appliquent tout autant qu’aux autres conducteurs. Ce qui compte, c’est l’état du bus, la présence éventuelle de feux de détresse et le fait que des passagers empruntent ou non la chaussée ou la piste cyclable.
Dépasser un bus à vélo : l’essentiel
L’§ 20 StVO exige une prudence particulière à l’égard des bus réguliers, des tramways et des bus scolaires signalés. Lorsqu’un véhicule s’arrête à un arrêt, il ne peut être dépassé qu’avec prudence. Si des passagers veulent monter ou descendre et doivent pour cela traverser la trajectoire, il ne peut être dépassé à droite qu’à l’allure du pas, sans les mettre en danger ni les gêner. Si cela n’est pas possible, le vélo doit attendre.
Ces règles ne s’appliquent pas seulement lorsqu’une personne se trouve déjà devant la roue avant. Des portes ouvertes, des personnes qui attendent, des enfants ou une zone masquée derrière le bus sont autant de raisons évidentes de réduire sa vitesse suffisamment tôt et de se tenir prêt à freiner.
Trois situations, trois règles différentes
Le bus est à l’arrêt sans feux de détresse
À côté d’un bus régulier, d’un tramway ou d’un bus scolaire signalé à l’arrêt, on passe avec prudence. « Avec prudence » n’est pas une invitation à conserver la vitesse précédente. Il faut surveiller l’accotement, adapter la distance et s’attendre à l’apparition soudaine de passagers. La vitesse concrète dépend de la visibilité, de l’espace disponible et du nombre de personnes présentes.
Les passagers montent ou descendent
Si des passagers traversent la trajectoire, seule l’allure du pas est autorisée à droite. Personne ne doit être mis en danger ou gêné. Cela peut être pertinent sur une bande cyclable, une piste cyclable aménagée ou la chaussée. Si les passagers qui descendent bloquent le passage, il faut s’arrêter. Faire sonner la sonnette ne donne aucun droit de priorité et peut inciter les personnes à effectuer un mouvement imprévisible.
Le bus a ses feux de détresse allumés
Lorsqu’un bus régulier ou scolaire dont les feux de détresse sont allumés s’approche d’un arrêt, il est interdit de le dépasser. Si le bus reste ensuite à l’arrêt avec ses feux de détresse allumés, il ne peut être dépassé qu’à l’allure du pas ; les passagers ne doivent être ni mis en danger ni gênés. L’allure du pas s’applique également aux véhicules venant en sens inverse sur la même chaussée. Lorsque les chaussées sont séparées physiquement, il convient d’examiner la configuration concrète de la route.
Pourquoi la piste cyclable ne permet pas automatiquement de passer librement
De nombreux arrêts se trouvent entre la chaussée et la piste cyclable. Le trajet des passagers traverse alors nécessairement l’espace réservé aux cyclistes. Un marquage coloré ou un symbole de vélo ne change rien au fait que les personnes qui montent ou descendent doivent être protégées. Le cycliste doit reconnaître le risque de conflit et adapter sa vitesse en conséquence.
À d’autres arrêts, la piste cyclable longe l’arrière d’une zone d’attente. Là aussi, des personnes peuvent s’engager sur la piste sans la percevoir comme une voie de circulation. Les éléments publicitaires, les arbres, les abris et le bus lui-même peuvent masquer la visibilité. Une ligne dégagée sur la carte renseigne donc peu sur la visibilité réelle.

À un arrêt dit « en cap », le bus s’arrête sur la chaussée, tandis que les cyclistes sont guidés, selon l’aménagement, derrière la zone d’attente ou avec les autres usagers de la route. Le marquage sur place détermine l’endroit où il est permis de circuler. La protection des passagers reste indispensable, quel que soit le type d’aménagement.
Une séquence sûre avant l’arrêt de bus
- Anticiper : Repérer le panneau d’arrêt, le bus, les feux de détresse et les personnes qui attendent.
- Réduire l’allure : Ne pas freiner seulement au niveau du pare-chocs arrière. Garder une distance suffisante pour voir les portes et l’espace latéral.
- Observer le côté des portes : Si des portes s’ouvrent ou si des personnes se dirigent vers le bus, il faut s’attendre à une traversée.
- Vérifier la voie : Sa propre voie passe-t-elle entre le bus et la zone d’attente, derrière l’abri ou sur la chaussée ?
- En cas de doute, attendre : L’allure au pas n’est autorisée que si personne n’est mis en danger ni gêné. Si l’espace ou la visibilité ne le permettent pas, le vélo reste à l’arrêt.
- Démarrer calmement : Ne poursuivre sa route que lorsque les portes sont fermées, que les traversées sont terminées et que la voie est clairement libre.
L’allure au pas dépend de la situation
Le code de la route allemand (StVO) ne fixe aucune valeur précise en kilomètres à l’article 20. En pratique, l’allure au pas correspond à la vitesse de marche et permet de s’arrêter à tout moment. Passer rapidement en avançant que le vélo est étroit ne répond pas à cette exigence.
Un vélo électrique assiste également à basse vitesse. Cela est utile à l’arrêt, mais exige un démarrage finement dosé. Un niveau d’assistance élevé peut provoquer une poussée inattendue. En cas d’incertitude, il est préférable de choisir un niveau d’assistance inférieur et de garder un doigt prêt sur le frein, sans manœuvrer brusquement devant les passagers.
Lorsque le bus veut repartir
Il faut permettre aux bus de ligne et aux bus scolaires signalés de quitter les arrêts signalés. Les autres usagers de la route doivent, si nécessaire, attendre. Cela ne dispense pas le conducteur du bus de son devoir général de prudence, mais ce n’est pas une raison pour s’engager rapidement à vélo dans un espace qui se resserre.
Si le bus met son clignotant à gauche alors que le vélo se trouve encore derrière, il faut clarifier la situation suffisamment tôt. Une distance suffisante évite de se retrouver dans la zone non visible à côté du bus. Si le vélo se trouve déjà sur le côté du véhicule, le contact visuel et un comportement défensif sont plus importants qu’une accélération spontanée.
Risques particuliers pour les enfants et les groupes
Les enfants peuvent surgir entre des adultes qui attendent ou changer brusquement de direction après être descendus. Avec les bus scolaires, il ne faut donc pas seulement tenir compte des feux de détresse. Même sans feux de détresse activés, la vitesse et la distance doivent être adaptées au groupe clairement identifiable.
Dans un groupe de cyclistes, on ne suit pas aveuglément la décision de la personne qui précède. Un bus peut ouvrir ses portes après le passage du premier cycliste. Chacun réévalue la situation et garde une distance suffisante afin qu’un arrêt ne provoque pas de collision au sein du groupe.
Erreurs typiques
- « La piste cyclable m’appartient » : La zone marquée ne supprime pas la protection des passagers qui montent ou descendent.
- Passer rapidement devant la porte : Une porte ouverte est un signal immédiat indiquant que des personnes peuvent traverser.
- S’imposer avec la sonnette : Cela peut effrayer et ne remplace ni l’allure au pas ni l’attente.
- Ne pas remarquer les feux de détresse : Ils modifient déjà les règles de dépassement à l’approche du bus.
- Se faufiler devant un bus qui redémarre : Le bus de ligne doit pouvoir quitter l’arrêt ; l’espace latéral peut rapidement disparaître.
Ce qui aide lorsque le parcours n’est pas clairement indiqué
Des travaux, des marquages effacés ou un arrêt très fréquenté peuvent rendre le parcours prévu peu clair. Il ne faut alors pas improviser entre le bus et le trottoir. La position la plus sûre est celle qui offre une bonne visibilité sur les portes et les personnes, même si cela nécessite un court arrêt. Se déporter sur le trottoir n’est pas une solution générale, car celui-ci n’est pas destiné à la circulation à vélo sans autorisation.
Si des situations dangereuses se produisent régulièrement, il est possible de signaler l’endroit à la commune ou à l’autorité compétente en matière de circulation, en indiquant précisément le lieu, le sens de circulation et une description factuelle. Les photos doivent être prises uniquement depuis une position sûre et ne montrer, autant que possible, aucune personne identifiable.
Questions fréquentes
Puis-je dépasser un bus à l’arrêt par la gauche ?
Le dépassement par la gauche peut être évalué différemment, tant sur le plan juridique que pratique, selon la chaussée, le marquage, la circulation en sens inverse et les feux de détresse. À l’approche d’un bus de ligne ou scolaire dont les feux de détresse sont allumés, il est interdit de le dépasser. Lorsqu’un bus est à l’arrêt, une prudence particulière et la configuration locale de la circulation restent déterminantes. Une situation incertaine ou trop étroite ne doit pas être forcée.
Dois-je attendre si personne ne descend ?
Pas automatiquement dans toutes les situations. Il n’est toutefois permis de dépasser un bus à l’arrêt qu’avec prudence. Dès que des passagers souhaitent traverser la voie de circulation, il faut rouler à allure de pas et il est interdit de les mettre en danger ou de les gêner. Si la visibilité ou la distance sont insuffisantes, il faut attendre.
Cette règle s’applique-t-elle également aux vélos électriques ?
Pour un vélo à assistance électrique classique limité à 25 km/h, les règles applicables sont celles des vélos. D’autres catégories de véhicules peuvent être soumises à des dispositions supplémentaires. Quel que soit le type de propulsion, l’article 20 protège les passagers.
Puis-je dépasser un tramway de la même manière ?
L’article 20 s’applique également aux tramways. Lorsque les passagers traversent la chaussée entre l’arrêt et le véhicule, il est uniquement permis de les dépasser par la droite à allure de pas, sans les mettre en danger ni les gêner ; si nécessaire, il faut attendre.
La décision la plus sûre à l’arrêt est simple : freiner tôt, allumer les feux de détresse et vérifier les portes, laisser d’abord passer les passagers et ne repartir lentement que si la situation est dégagée et bien visible. Perdre une demi-minute vaut mieux qu’un conflit dans un espace partagé simultanément par les bus, les cyclistes et les piétons.





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